Pour nous amuser, nous sommes allé taper innocemment « Et si le monde devenait végan » dans le moteur de recherche de notre cher Gougueule, histoire de voir comment les médias voyaient le sujet, et si l’on pouvait éventuellement choper une ou deux sources sérieuses.

Les résultats de notre recherche nous ont motivé à écrire ce billet.

Notice d’utilisation de ce billet : Ce qui est écrit ici se veut à la fois militant et objectif. Les données scientifiques présentées ne sont pas détournées, mais appuient un propos moral pour le sortir de la simple idéologie. Ceci n’est pas un réquisitoire, n’a pas vocation à être culpabilisant ni à légitimer absolument une pratique ou une pensée. Aucun animal n’a été maltraité pendant la rédaction du billet.

En effet, pour nous montrer impartial autant que possible, nous n’avons consulté que les sites apparaissant dans la première page de résultats de recherche. Ils représentent les liens les plus consultés, qui le seront encore davantage par la suite, car personne ne va voir la deuxième page…

Vous trouverez les liens vers les articles tout en bas.

En fait, notre surprise est venue de l’écart présent dans les articles entre d’une part, le contenu argumenté et les sources scientifiques utilisées, et d’autre part les conclusions apportées. Nous voulions vous faire part de cela, en toute humilité et bienveillance.

Nous commencerons par présenter les chiffres et les prospections, qui bien qu’étant produits avec une méthode objective, semblent ne pouvoir être interprétés qu’en faveur d’un accroissement de l’adoption du végétarisme/véganisme.

Ces chiffres et prospections sont d’ailleurs à peu de choses près les mêmes dans tous les articles, ce qui est selon nous un indice de confiance.

Tout d’abord, des chiffres

Selon un rapport de l’ONU, 15% des émissions de gaz à effet de serre de l’activité humaine sont dues à l’élevage, ce qui fait davantage que tous les avions, bateaux et voitures réunis. De plus, le bétail génère du méthane, un gaz dont l’impact sur l’effet de serre est 25 fois supérieur à celui du CO2.

Pour l’illustration, un des articles indique qu’une famille américaine de quatre personnes a une empreinte carbone supérieure par sa consommation de viande que par la conduite de deux voitures.

Selon les critères choisis, on trouve que les pâturages occupent entre 20 et 25% des terres émergées du globe (!), que les cultures végétales destinées à nourrir les élevages occupent 33% des terres arables (!!), et qu’au total de 70 à 75% des terres agricoles étaient utilisées directement ou indirectement pour l’élevage (!!!).

On estime le nombre de ruminants domestiques dans le monde à 3,5 milliards, celui des poulets à 20 milliards.
Concernant les humains, il y aurait 3 à 4% de végétariens aux États-Unis et au Canada, pour 30% en Inde.

En ce qui concerne l’eau, 70% des ressources potables sont utilisées pour l’agriculture, tous usages confondus.

En considérant toutes les étapes nécessitant de l’eau pour aboutir à un kilo de produit, on compte 15000 litres pour de la viande de bœuf, 6000L pour du porc, 4000L pour du poulet, 1600L en moyenne pour des céréales, 900L pour des fruits et 600L pour des légumes de jardin.

Même en sachant qu’un kilo de viande contient plus de calories que les végétaux, le rapport « eau consommée/calories produites » reste en faveur de ces derniers. En effet, à production égale de calories, la production de viande nécessite 5 fois plus d’eau que celle des fruits, 7 fois plus que celle des légumes et 20 fois plus que celle des céréales.

En terme de prospection, dont la vraisemblance est difficilement évaluable mais dont l’occurrence est indubitable dans l’hypothèse d’un végétarisme/véganisme global, on parle de consacrer au moins 80% des terres actuellement liées à l’élevage pour la restauration de prairies et forêts.

La conséquence évidente est une grande captation du carbone, vient ensuite un renouveau de la biodiversité à la condition d’une bonne gestion des terres.

Les 20% restant seraient reconvertis dans des cultures alimentaires, ce qui serait suffisant pour combler ce que l’élevage n’assurerait plus par la viande. Là aussi, convertir ces terres ne serait pas une mince affaire, les terres d’élevage étant souvent peu favorables aux cultures végétales.

L’étude de Springmann

Pour continuer un peu sur des prospections, on retrouve dans plusieurs des articles que nous avons épluché des citations d’une étude de 2015, réalisée par des chercheurs de l’Université d’Oxford (lien).

Cette étude a modélisé par informatique 4 scénarios de régimes alimentaires suivis par l’humanité, et leurs conséquences jusqu’en 2050.

Les scénarios donnent le choix entre poursuivre les habitudes actuelles de consommation, réduire la consommation de viande, devenir végétariens, et devenir végétaliens.

En premier lieu, les résultats indiquent une baisse de la mortalité de 5,1 millions de personnes par an dans le cas de la réduction de consommation de viande ; 7,3 millions pour le végétarisme et 8,1 millions pour le végétalisme. Cela s’expliquerait par la baisse des maladies liées à la viande rouge, et à la réduction du nombre de calories ingérées (due à une plus grande consommation de fruits et légumes).

Tout aussi impressionnant, les émissions de gaz à effet de serre liées à l’alimentation baisseraient de 30% en réduisant la consommation de viande, 63% en étant végétariens et 70% en étant végétaliens.

Enfin, les chercheurs ont estimé que les économies de frais médicaux aujourd’hui engendrés par les maladies liées à la consommation de viande se chiffreraient en centaines de millions d’euros, pour un total de 2 à 3% du PIB mondial.

Oui, ça fait beaucoup.

On commence à s’en apercevoir, la consommation actuelle de viande pose de nombreux problèmes dont l’importance n’est pas négligeable, et qui entretient ce qui se profile avec de plus en plus de précision : un désastre écologique. L’empreinte carbone, la consommation d’eau et la place occupée sont des points préoccupant dans le contexte écologique d’aujourd’hui.

L’étude de Peters et al.

Quelle ne fut pas notre surprise en tombant sur cet article intitulé : « Si nous voulons nourrir un maximum de monde, il ne faut pas devenir végan » ! Cela allait à l’encontre des conclusions que nous pensions pouvoir tirer de nos précédentes recherches.

Par honnêteté intellectuelle, nous l’avons cependant lu, et nous lui devons le mérite de s’appuyer sur une étude, et de bien en rendre compte selon nous.

Pour vous la faire courte, l’étude s’inscrit dans le cadre d’une estimation de la FAO (Food and Agriculture Organization) d’une augmentation nécessaire de la production de nourriture de 60% pour nourrir le monde dans les 35 prochaines années.

Elle cherche donc comment, par l’adoption globale d’un régime alimentaire, nourrir plus de monde.

Pour cela, les chercheurs ont établis dix régimes alimentaires. Dans l’ordre :

-Un omnivore de référence (d’une famille moyenne aux états-unis) ;

-Un omnivore « sain » ;

-4 régimes omnivores avec une part croissante de végétarisme (20% ; 40% ; 60% ; 80%) ;

-Un régime végétarien avec œufs et produits laitiers ;

-Un régime végétarien avec produits laitiers ;

-Un régime végan.

Puis, en considérant les moyens de production agricole des États-Unis et des paramètres comme les pertes, le gaspillage, etc, ils ont calculé le nombre de personnes pouvant être nourris en fonction de chaque régime (et des demandes en nourriture qu’il supposent, bien sûr).

Le tableau des résultats est dans l’article en lien, on vous laisse aller le voir en détail. Voici en substance ce qu’il avance : Le nombre de personnes potentiellement nourries croît au fur et à mesure qu’on va du régime de référence vers un régime végan. Ce nombre atteint un pic au régime n’incluant que les produits laitiers. On y nourrit alors deux fois plus de monde qu’avec le régime de référence. Le régime végan lui, retombe à une valeur se situant entre les régimes omnivores avec 40% et 60% de végétarisme.

Quelque chose nous a tout de suite fait tilter concernant les résultats de l’étude… Effectivement, avant cet article, nous avions déjà lu plusieurs sources qui nous ont servi à écrire le début du présent billet. On y parle de conversion des terres, vous vous souvenez ?

Et bien l’étude de Peters, certainement dans un soucis de précision des données utilisées, ne prend pas cette possibilité en compte. Le système sur lequel elle se base pour calculer ses résultats est fixé. Nous en voulons pour preuve ce paragraphe tiré de l’étude en question :

« Dix scénarios de régime distincts ont été analysés dans cette étude (tableau 1). Les scénarios se sont concentrés uniquement sur les différences dans les habitudes de consommation alimentaire; les paramètres relatifs aux pertes et gaspillages alimentaires, aux conversions de traitement, aux besoins en aliments du bétail, aux rendements des cultures, à la disponibilité des terres et à l’aptitude des terres ont été maintenus constants. »

Nous comprenons pourquoi. Il est hasardeux de prévoir comment les pratiques (les pertes agricoles, le gaspillage industriel et domestique…) évolueront, et avec quelle efficacité les terres seront converties. Mais par conséquent, les résultats de l’étude négligent beaucoup de facteurs qui sont voués à changer dans le contexte d’une transition alimentaire.

De plus, l’étude se limite à l’agriculture des États-Unis. Là encore, il aurait été beaucoup, beaucoup plus difficile de réaliser des calculs similaires à l’échelle mondiale. Mais on ne peut se permettre d’étendre les résultats à toutes les agricultures du monde.

Outre les limites de l’étude, l’article nous fait subir les biais argumentatifs de la journaliste qui la relaie. Nous avons dit qu’elle rendait bien compte de l’étude en cela qu’elle l’explique bien.

Mais son sous-titre est en désaccord avec les résultats : « Une nouvelle étude montre qu’avec nos terres agricoles et capacités de production actuelles, nous ne devrions sans doute pas renoncer à la viande si nous voulons nourrir tout le monde ».

Elle généralise donc les résultats américains au monde, omet que le pic atteint par les calculs l’est par un régime sans viande, et surtout, parle de nourrir tout le monde. En quoi est-ce fallacieux ?

On entend souvent que les production terrestres en nourriture dépassent nos besoins réels. Le régime végan, dans les calculs de l’étude, permet de produire 1,83 fois davantage que le régime de référence. C’est déjà beaucoup, sûrement assez pour tout le monde, non ?

Dans la conclusion de son article, la journaliste en vient à dire qu’au vu des pauvres 2% d’américains végétariens et végans, il est illusoire d’en venir ne serait-ce qu’à un régime végétarien, et donc que le mieux est de réduire sa consommation de viande. C’est tout.

Chacun fait ce qu’il veut avec son alimentation, nous ne voulons rien imposer, ni idéologies ni pratiques, ça c’est l’affaire des sectes. Nous reprochons simplement à la journaliste de conclure ainsi après les explications claires qu’elle fournit sur l’étude. C’est le contraire du bon sens, et c’est assez triste.

D’autres arguments récurrents

Au cours de notre recherche nous avons trouvé plusieurs fois des arguments défavorables au véganisme, qui ont certes leur valeur, mais qui sont très critiquables.

Pour commencer, le patrimoine culturel. Un arrêt de la consommation de viande serait une immense perte culturelle, nous en convenons. Nous avons également perdu beaucoup de ce qui faisait notre culture quand nous avons mis fin à l’esclavage. Est-ce un mal en soi ?

La culture évolue, c’est un réflexe conservateur que de vouloir la maintenir dans son état actuel. Les trouvailles culinaires des régimes sans viande sont d’ailleurs bluffantes d’inventivité, la perspective d’en faire un patrimoine culinaire apprécié de tous nous semble réjouissante.

Ensuite, parce qu’il le fallait bien, le chômage. Ce faux argument est issu d’une vision à court-terme des pratiques et de l’économie, ainsi que d’une caricature du concept de transition alimentaire.

Si le monde devient du jour au lendemain végan, alors oui, nombre d’éleveurs se retrouveront au chômage. Mais cela ne peut pas arriver. Si transition il y a, elle se fera sur un temps long, et les pratiques agricoles suivront, en encourageant les habitudes alimentaires dans un cercle vertueux. La reconversion des éleveurs est possible, d’autant plus si elle s’opère sur plusieurs générations.

Cette situation est une évolution sociale comme une autre, comme il y en a eu déjà d’innombrables au cours de l’histoire. Les métiers évoluent avec la société, ils ne peuvent être un frein au changement du fait de leur seule existence.

Vient quelques fois un argument qui est évidemment absurde : « Dans un monde végan, beaucoup d’animaux mourraient ». C’est-à-dire que tous les animaux qui vivent uniquement parce que l’homme les utilise seraient totalement inadaptés à la vie en liberté, et succomberaient de leur manque d’autonomie.

Reformulons l’argument : « Si on arrête de tuer en masse des animaux et qu’on les lâche dans la nature, beaucoup de ces mêmes animaux mourront ». Comment dire…

On parle ici d’animaux qui ont été sélectionnés pour être facilement exploités et tués. Nous pensons que l’acte le plus immoral est là, et non dans la mort « naturelle » quand bien même causée indirectement par l’homme. D’ailleurs, il existe déjà des refuges pour les animaux exfiltrés, tenus par des associations. Encore une fois les solutions existent, il suffit de bien se mettre dans la tête que les enclos et les abattoirs ne disparaîtront pas en une nuit. Ni en deux.

Un argument qui semble de taille, est que des populations souffrant de malnutrition ou sous-nutrition (principalement des les pays pauvres et en développement) tirent une grande partie de leurs apports caloriques de la viande. Devenir végan leur causerait de gros ennuis.

L’argument s’étend aux peuplades nomades, comme les berbères et les mongols, dont le mode vie dépend de leur bétail. Entre autres choses, on les obligerait à s’installer dans des villages ou des villes.

Cet argument amène deux clarifications. Premièrement, que le problème des populations sous-alimentées n’est pas inhérent à la consommation de viande. Le réduire à cela, c’est refuser de voir le désastre causé par le système de production alimentaire et de répartition de cette production. On l’a évoqué, on produit sur Terre plus que ce dont nous avons besoin. Pourtant, 15% de la population mondiale ne mange pas à sa faim. Résoudre ce paradoxe ne sera pas simple et si, dans un premier temps, il serait contre-productif de forcer les gens à adopter un régime qui leur serait délétère, on le redit, la transition se fera sur le long terme. De plus, ce problème ne s’applique pas partout, il ne peut donc pas servir d’excuse à des pays comme le nôtre !

Deuxièmement, le véganisme à grande échelle que certains (dont nous) souhaiteraient se place surtout en opposition à l’exploitation industrielle des animaux. En tant que nomades, certains peuples ont un réel besoin des animaux dans tous les aspects de leur vie, contrairement à nous. Une rapide comparaison (que nous ne ferons pas ici) entre les modes de vie d’un français moyen et d’un mongol vous en convaincra. L’argument des peuples nomades est totalement hypocrite quand proféré à l’encontre du véganisme.

De plus, la relation qu’entretiennent ces peuples avec leurs animaux est assurément différente de la nôtre. Ils les côtoient, les protègent, en prennent soin, ne vendent pas leurs produits sur un marché mondialisé…

Finalement

En lisant les conclusions de plusieurs articles, il nous apparaît une autre hypocrisie. Bien souvent, les auteurs tentent de nuancer, et appellent à une « réduction de la consommation de viande ». C’est très vague, et clairement insuffisant en regard des études, constats et prospectives qui peuplent leurs textes. On l’impression d’une personne qui crierait haut et fort ses idéaux, et qui, au moment d’agir, retournerait siroter son chocolat sous prétexte qu’il pleut.

Les journalistes sont également toujours prompts à taper sur les OGM et le glyphosate, quand bien même les résultats scientifiques les contrediraient. (étude amiante). En revanche, dans les articles que nous avons lu, il n’y a pas un mot sur les OGM, ni sur les hormones de croissances, ni sur les pesticides, qui sont pourtant bien tous présents dans la viande de tous les jours. Cela constituerait un argument contre la consommation de viande, selon ce que pensent la presse à scandale et son public de ces produits. Mais non, on préfère le taire, car c’est ainsi plus simple de rester cohérent.

Ce qui nous a en fait le plus étonné, et nous conclurons là-dessus, c’est l’absence totale (avec une toute petite exception) du point de vue éthique dans notre revue médiatique.

En effet, partout des chiffres, de l’économie, du patrimoine humain, des simulations, mais de l’animal jamais. Nous trouvons cela très gênant, car ces articles font partie des plus populaires et seront les plus consultés, car ils sont les premiers à apparaître dans le fil de recherche. Ils participent de ce fait d’une large diffusion d’une vision économique et distancée du rapport à l’animal qui, déjà acceptée par la majorité d’entre nous, peinera encore davantage à être remise en question.

Il n’est pas question ici de se montrer totalitaire, nous faisons de notre mieux pour montrer notre tolérance. Nous pensons que la pédagogie est le meilleur moyen (peut-être le seul?) de faire changer les choses à grande échelle. Oblitérer des questionnements éthiques pour lui substituer des calculs économiques et des appels aux émotions traditionalistes, c’est foutre tout le travail de conscientisation dans le fumier.

L’éthique devrait être le phare de la réflexion sur nos relations avec les animaux. La science peut aider à cela, notamment à travers la biologie et l’éthologie, qui nous rappellent sans cesse à quel point nous sommes proches des autres animaux, jusqu’à briser toutes les définitions des soi-disant « propres de l’homme ».

Par soucis éthiques et de cohérence mentale, à la rédaction, nous entamons depuis peu notre transition, et nous essayons d’en faire part autour de nous. Ce billet fait partie des modestes actes militants que nous pouvons, que vous pouvez, faire au quotidien.

Incarnez la société que vous voulez voir émerger, car la révolution part de ceux qui y croient.

 

Liste des articles lus pour l’occasion :

Le Monde, une vidéo qui présente bien le véganisme, et qui est notre seule source parlant d’éthique.

BBC, article long et complet, qui invite uniquement à manger sainement, sans forcement réduire la viande.

Slate, copié-collé de l’article de la BBC. On trouve plusieurs autres plagiats, aux titres racoleurs qu’on vous épargne.

Bio à la Une, vidéo qui présente très bien les chiffres actuels et les prospections.

Sain et Naturel, article résumant l’étude de Springmann.

Vice, article résumant l’étude de Peters, mais en tirant de mauvaises conclusions.

L’étude de Springmann

L’étude de Peters

 

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2 réflexions sur “« Et si le monde devenait végan ? », et si on en parlait ?

  1. Les vaches par exemple vivent elles une mauvaise vie en France ? Pour vous oui du fait de l’abattage essentiellement, c’est vrai c’est le plus dérangeant. Je randonne souvent et j’en vois souvent,je pense que globalement les vaches passent une bonne vie.

    J'aime

    1. Merci de cette remarque,
      Comme vous semblez l’évoquer, oui, ma vision des choses en rédigeant a clairement suivi des motifs idéologiques, la souffrance animale due à l’abattage passant au-dessus de tout, ainsi que l’éthique humaniste, qui me semble être en contradiction avec le fait d’élever des êtres sensibles avec pour fin de les tuer.
      Mais je ne pourrais affirmer que je suis contre « l’élevage », étant donnés tous les services écologiques qu’il rend aujourd’hui. Simplement faut-il considérer certaines pratiques, et se demander si des alternatives, même longues et difficiles à mettre en place, ne seraient pas à privilégier. « Elever » n’est pas nécessairement « tuer ».
      Je publierai sûrement prochainement une auto-critique suivie d’un ajout à ce billet, car certains chiffres sont à nuancer entre autres choses.
      à bientôt 🙂

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