Pour lever toute ambiguïté immédiatement, cet article n’a pas vocation à défendre le glyphosate, ni à prôner son utilisation.

Nous avouons notre ignorance quasi totale à propos de l’agriculture, du fonctionnement de la santé humaine, des interactions des écosystèmes, et vous êtes obligé.e (à moins que vous ne soyez effectivement un.e expert.e dans un de ces domaines) d’en faire de même. Un effort de recherche et de compréhension est nécessaire, mais toujours insuffisant.
Aussi, un tel article ne peut avoir aucune prétention, si ce n’est celle de vérifier, avec les informations disponibles, le degré de vérité des allégations à propos du glyphosate.

Introduction

Pourquoi écrire un n-ième article sur le glyphosate ? Y a-t-il besoin de rappeler encore et toujours les mêmes choses à son sujet ?

C’est LE scandale du moment, les médias se déchaînent dessus, les politiques débattent… L’opinion publique est majoritairement contre, et les articles démontant les mauvaises informations au sujet du pesticide sont pourris de commentaires imposant leur subjectivité, qui restent hermétiques aux résultats scientifiques les plus solides.

Alors un article de plus, ça ne fera pas de mal.

De quoi parle-t-on ici ?

Le glyphosate est une molécule active, à la base de la composition de plus de 750 produits commercialisés par plus de 90 fabricants.
C’est un herbicide total, le plus utilisé dans le monde, à raison de 700 000 à 800 000 tonnes par an dans le monde, dont 10 000 en France.
Il est peu cher, et élimine des plantes qui résistent à plus de 100 produits.
Pour ne pas rentrer dans des détails de physiologie végétale, il s’attaque à une enzyme faisant partie d’une chaîne de synthèse d’acides aminés aromatiques. Ce mécanisme est propre aux organismes photosynthétiques, donc n’existe pas chez l’humain, ni chez aucun autre animal.
Pour bien pénétrer dans les feuilles, le glyphosate est souvent associé à des tensioactifs.
Comme c’est un herbicide total, les plantes cultivées doivent être rendues résistantes, et c’est souvent par modification du génome.
Le glyphosate est aussi le pesticide le plus étudié scientifiquement au monde, et actuellement le plus discuté en politique.
Parfait, ça nous fait de la matière.

Classification et politiques

On commence par ce qui est le plus répandu dans les médias : la classification du CIRC du glyphosate en « cancérogène probable pour l’homme » (2A), qui cache beaucoup de choses.

Le CIRC est une branche de l’OMS, qui a pour mission d’évaluer les dangers, mais non les risques. Cette identification ne prend donc en compte ni les doses, ni les fréquences d’exposition des populations. C’est pourquoi les boissons chaudes sont également classées 2A, et que la charcuterie est un niveau au-dessus, classe 1, « cancérogène avéré ». Vous arrêterez-vous de manger du saucisson pour autant ?
Le CIRC ne prend en compte dans ses commissions que les publications scientifiques, et élude volontairement les données fabricants, qui peuvent être utiles et pleines de ressources.

De plus, la classification 2A du glyphosate est sûrement erronée, car le président de la commission du CIRC a avoué sous serment qu’une étude prospective d’ampleur (voir plus loin) ne révélant aucun problème de santé dû au glyphosate avait été écartée à tort lors de la discussion, alors que la commission en avait connaissance. Selon lui, la classification aurait été plus favorable si elle avait été prise en compte.

Le CIRC n’est pas le seul organisme a avoir émis un avis sur le glyphosate. 14 agences sanitaires (voir la liste en fin d’article) ont conclu à une improbabilité de la toxicité du glyphosate (et des produits qui lui sont associés dans ses utilisations) pour l’homme, dans des conditions d’exposition professionnelles ou civiles.

Mais ce consensus est largement ignoré, comme l’a mis en évidence une revue médiatique : sur 81 articles de presse de médias français, le CIRC est cité 30 fois, contre 11 et 10 pour l’EFSA et l’ECHA, qui font parties des agences favorables. Hormis 2 autres citations d’agences, rien de plus.

Toutes ces agences se basent sur l’ensemble de la littérature scientifique et des données existantes sur le glyphosate, c’est donc un consensus actuel très robuste.

Peut-être pourrait-on soutenir une comparaison avec l’industrie du tabac, en ce sens que les sommes financières en jeu orientent nécessairement les acteurs ?
Impossible de nier les conflits d’intérêt dans les deux cas, c’est certain. Mais rappelons que le consensus scientifique a toujours été clair sur la toxicité du tabac. Les lobbys ont joué dans l’acceptation sociale à travers les publicités et la législation.

Pour le glyphosate, le consensus conclut à l’innocuité du produit, et l’opinion publique est manipulée, avec moins d’argent en jeu mais tout autant d’efficacité, par les industries du bio et les ONG.

Le 24 octobre dernier, le parlement européen a voté une résolution pour interdire le glyphosate d’ici à 2022. Cette résolution veut faire pression sur la commissions européenne qui souhaite le renouvellement de son autorisation pour 15 ans.

En France, tous les partis politiques sont évidemment contre le glyphosate. Nous ne ferons pas de procès d’intention, aussi nous ne pouvons dire si c’est par populisme ou si réellement, ils sont dans l’ignorance des dernières conclusions scientifiques.

La même revue médiatique que nous citions plus haut a analysé les arguments anti- et pro-glyphosate selon les courants politiques des médias.
Les médias de gauche sont toujours contre, et leurs arguments sont systématiquement sanitaires. Ce sont ceux qui touchent le plus facilement le public, ceux qui sont les plus intuitifs, mais leur pertinence laisse à désirer, nous le verrons.

Les médias de droite s’affichent volontiers pro-glyphosate, et leurs arguments sont d’ordre économique.

Monsanto

Le nom du géant Monsanto revient souvent lorsqu’on parle du glyphosate, ainsi que celui du Round’Up.

Monsanto, en tant qu’entreprise capitaliste multinationale, est très critiquable. On peut lui reprocher à peu près tout ce qu’on veut avec pertinence. Mais là n’est pas le débat : pour critiquer le glyphosate, il faut parler du glyphosate.

L’hégémonie du glyphosate, quoi qu’on en pense, n’est aujourd’hui pas due à Monsanto, mais à son efficacité, à sa très faible toxicité (on y reviendra) et à ses avantages en agriculture (on y reviendra aussi). Car oui, le brevet du glyphosate étant public depuis 2000, n’importe qui peut en produire et en acheter, et personne ne peut contraindre à en utiliser. Pour paraphraser le principe sous-jacent de l’évolution en biologie, on peut dire que les produits les plus adaptés aux besoins des marchés et des cultures humaines survivent et connaissent le succès !

Puisqu’il faut les évoquer : les Monsanto Papers. Ce sont des documents et des communications internes de l’entreprise qui ont été dévoilés cette année. Forcément, comme toute révélation, cela a fait grand bruit. Dommage, car on n’y apprend pas grand-chose.
Nul part on ne peut y voir Monsanto manipuler des chiffres, ni payer de scientifiques pour cacher ou inventer des résultats.
Des scientifiques ont bien été payés pour effectuer des études, mais c’est normal, la loi oblige toute entreprise à faire évaluer ses produits.
Toutes les études ont déclaré leur financement, et leurs résultats sont en accord avec le reste de la littérature scientifique sur le glyphosate. Seules les conclusions sont parfois embellies, et si cela est critiquable déontologiquement parlant, ce n’est pas inhérent à Monsanto ni au glyphosate : les recherches en psychologie montrent que leurs chercheurs financés ont systématiquement tendance à sur-interpréter leurs résultats.

Il n’y a donc pas eu de ghostwriting. En fait, sur plus de 1000 études, seules 4 sont potentiellement douteuses, mais elles déclarent leur conflit d’intérêt.

On peut finalement évoquer la soi-disant controverse du rapport de l’EFSA, l’une des agences favorable au glyphosate, qui aurait été écrit par la Glyphosate Task Force.

C’est juste un peu exagéré, car sur 4300 pages du rapport de l’EFSA, 100 ont été reprises du rapport de la Task Force, mais commentées et modifiées, et une partie était occupée par des listes de références et des abstracts.

Santé humaine

Même si elle a été démontée de nombreuses fois, il est toujours bon de revenir brièvement sur l’étude de 2012 de Gilles-Eric Séralini. Ce chercheur avait prétendu démontrer la cancérogénécité du glyphosate en nourrissant des rats au Round’Up. Il a pu observer se développer des tumeurs presque aussi grosses que les rats qui les portaient.

Outre les graves manquements aux normes d’éthique animale, son étude est farcie de défauts qui l’invalident complètement.

  • Statistiquement, le nombre de rats était trop faible
  • Le nombre de variables trop important pour discriminer quoi que ce soit
  • La souche de rat de l’étude est connue pour développer spontanément des tumeurs
  • Le mot « cancer » n’est jamais employé dans l’étude

Après évaluation, l’AESA, la BfR, l’ANSES, le HCB et les six académies françaises (Agriculture, Médecine, Pharmacie, Sciences, Technologies, Vétérinaire) ont donné un avis défavorable à cette étude.
Permettons-nous de préciser que l’étude était financée par Carrefour. Nous ne pouvons utiliser cela comme une preuve de quoi que ce soit, mais si on accepte que les scientifiques financés par Monsanto sont influencés dans les interprétations des résultats, alors on doit accepter que Séralini l’a été par Carrefour. Et Carrefour, comme tous les industriels de l’alimentaire, a un marché conséquent à saisir dans le bio.

L’exemple inverse en terme de rigueur est représenté par une étude prospective parue récemment, qui a suivi 54 000 agriculteurs sur 20 ans.
Le groupe témoin n’utilise pas de glyphosate, et quatre autres groupes ont été formés en fonction de la quantité à laquelle ils sont exposés. Les chercheurs se sont assurés que les groupes étaient comparables en termes socioéconomiques.
Les incidences de 22 types de cancers ont été mesurées, et aucun groupe, pour aucun cancer, n’a dépassé le seuil statistique indiquant l’existence d’un lien entre l’exposition au glyphosate et l’apparition d’un cancer.
Dans le cas des lymphomes non-hodgkiniens, soupçonnés jusqu’alors d’être causés par le glyphosate, le groupe témoin en développe même légèrement plus. C’est évidemment une fluctuation statistique à partir de laquelle on ne peut rien conclure.
Seule la leucémie myéloïde aiguë tend vers le seuil significatif, les chercheurs pensent donc qu’une étude poussée sur cette pathologie serait nécessaire pour évacuer/confirmer les doutes.

C’est à ce jour l’étude épidémiologique la plus grande et la plus complète qui ait été réalisée, et ses résultats sont en accord avec le reste de la littérature scientifique concernant les impacts du glyphosate sur la santé humaine.

Se rajoutent à cela les études AGRICAN et Agricultural Health Study, qui se concentrent sur la santé des agriculteurs et montrent qu’ils ont en général moins de cancers et vivent plus longtemps que le reste de la population.

Attention toutefois à ne pas généraliser le cas du glyphosate à tous les pesticides, ni aux modes d’utilisation.
Des scandales sanitaires existent, ils sont dramatiques. Gardons-les en tête pour rester prudent, sans toutefois appliquer bêtement le principe de précaution. Et surtout évitons les conclusions hâtives.
Monsanto a commercialisé des produits contenant du benzène, cela ne fait pas automatiquement de tous ses produits des poisons.

Dans plusieurs pays d’Amérique du Sud, le glyphosate est épandu par avion, trop près des habitations. Les populations ont eu de nombreux problèmes de santé, comme de l’asthme, liés aux aérosols. Il n’y a actuellement pas de preuve que le glyphosate soit directement responsable de ces maux.

Impacts écologiques

Le glyphosate est le pesticide le plus fréquemment et le plus massivement retrouvé dans la nature. Dans la mesure où il est également le plus utilisé dans le monde, c’est assez normal. Cela n’indique rien de sa toxicité.

La biodégradabilité du glyphosate n’est pas parfaite mais relativement bonne dans des sols riches (demi-vie de 4 à 189 jours). C’est son utilisation sur des sols « morts » (comme en viticulture ou en milieu urbain) qui participe le plus à sa dispersion dans les écosystèmes.

Cela dit, sa concentration moyenne dans la nature est 300 fois inférieure à la « concentration prédite sans effet », et ses concentrations dans les cours d’eau français (ainsi que les concentrations de son principal produit de dégradation, l’AMPA) n’ont jamais dépassé les seuils d’écotoxicité.

Il est responsable, selon le ministère de la santé, de 3% des occurrences de passage en catégorie NC2 (concentration arbitraire « impliquant des risques si maintenue longtemps ») de la qualité de l’eau du robinet, 6ième derrière l’atrazine à 65%.

Son utilisation massive cause cependant d’autres problèmes d’ordres pratiques.
Bien que des techniques existent pour contrer l’apparition de résistances chez les plantes visées, il arrive que des agriculteurs ne les maîtrisent pas, et se voient obligés d’utiliser de plus en plus de glyphosate, ou de le coupler à d’autres herbicides dont la toxicité est avérée.

Mais alors pourquoi n’utiliser que ce produit ? Encore une fois, parce qu’on n’a pas trouvé mieux jusqu’à maintenant. Il faut tenir compte des services rendus, et le glyphosate en rend beaucoup.

Il permet l’agriculture de conservation : laisser les résidus de culture au sol, pour laisser la dégradation naturelle enrichir la terre et sa faune. Les pesticides sont ainsi laissés au soleil et mieux dégradés. On évite de labourer, ce qui n’expose pas les nutriments au soleil (donc ne les dégrade pas) et laisse tranquille la microfaune. De plus, on protège les sols de l’érosion.

Selon l’INRA, ce type de culture obtient de meilleurs rendements que l’agriculture biologique, et de meilleurs résultats dans l’amélioration des sols, au niveau de la macro-faune, des nématodes et des micro-organismes.

Plusieurs études se sont concentrées sur les impacts environnementaux négatifs du glyphosate, en tant que polluant. Malgré ses records d’utilisation, il ne semble contribuer que faiblement à la pollution générale.

On pourrait arguer alors que tout risque et toute nocivité doivent être évités. C’est ne pas réaliser que le glyphosate, dans le contexte agricole actuel, sera obligatoirement remplacé, pour que les services qu’il rend soient assurés. Or, comme on l’a dit, il n’a pas de produit concurrent en efficacité et faible toxicité.

Questions d’opinion

En regard de toutes ces informations, on se demande pourquoi la presse, l’opinion publique et les politiques voient toujours d’un si mauvais œil le glyphosate.

Cette focalisation est idéologique. Elle part d’une peur intuitive de l’inconnu. Du moins de ce qu’on perçoit comme inconnu.

Pour émettre un jugement, nous avons besoin d’informations, de beaucoup d’informations. Or ces informations peuvent être difficiles à obtenir, à comprendre, à mettre en relation. Elles peuvent aussi être fausses, qu’elles soient relayées honnêtement ou non, ou tout simplement erronées, la science n’étant pas infaillible.

Souvent, ce qu’on pense être inconnu ne l’est que jusqu’à ce qu’on fasse des recherches. Il faut alors faire l’effort de changer d’avis si les résultats de ces recherches le demandent.

Il ne s’agit pas de se soumettre à un supposé dogme scientifique ou à des autorités supérieures. Si la recherche scientifique est accessible à n’importe qui s’en donnant les moyens, elle ne fait pas appel à l’opinion et aux préférences de chacun.

Les technologies comme les pesticides de synthèse font peur car on les connaît généralement mal, et on leur préfère d’emblée quelque chose de « naturel ». Naturel ou synthétique, les deux sont chimiques, et les termes n’ont pas de valeur en soi. Beaucoup de médicaments sont parfaitement synthétiques (comme l’aspirine), et des produits naturels peuvent être très toxiques : tout le monde connaît l’exemple de la bouillie bordelaise, un pesticide utilisé en agriculture biologique.

L’agriculture biologique regroupe un large panel de pratiques plus ou moins écologiques qu’on ne peut pas mettre dans le même panier. L’industrie exploite notre attirance pour des concepts flous, causée par une méconnaissance de ce qui se fait, tant en agriculture biologique que conventionnelle.

Conclusion

Par manque de documentation, nous ne pouvons fournir ici que de maigres pistes du changement vers une agriculture durable et écologique. Les liens sont en bas.

Nous ne souhaitons pas poser un faux dilemme entre « utilisation massive du glyphosate » et « interdiction totale ». Actuellement, il faut simplement considérer le consensus scientifique sur son efficacité, sa toxicité et l’amélioration des sols.
La critique rationnelle est celle qui dénonce, à travers le glyphosate, le système agricole ultra-productiviste écartant les alternatives potentielles.
Toutes les alternatives ne sont pas bonnes à prendre, et supprimer le glyphosate ne peut être une fin en soi.

Cherchons les solutions prometteuses, et donnons-leur une chance, sans faire de déni de science ni de bon sens !

 

 

Les (maigres) pistes d’alternatives agricoles :

Les agences sanitaires favorables au glyphosate :

  • OMS et FAO (Food and Agricultural Organization)
  • ANSES (Agence National française de Sécurité Sanitaire de l’alimentation)
  • ECHA (Agence européenne des produits chimiques)
  • APVMA (Autorité australienne des pesticides et médicaments vétérinaires)
  • FSCJ (Commission japonaise de sécurité des aliments)
  • US EPA (US Environmental Protection Agency)
  • NZ EPA (New-Zealand Environmental Protection Agency)
  • BfR (Institut fédéral allemand d’évaluation des risques)
  • BauA (Institut fédéral allemandpour la sécurité et la santé au travail)
  • PMRA (Pest Management Regulatory Agency Canada)
  • RDA (Administration du développement rural de Corée du Sud)
  • AESA (Autorité européenne de sécurité des aliments)

Nos autres sources :

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1850

http://www.bunkerd.fr/greenpeace-manipule/

https://blogs.mediapart.fr/pierre-yves-morvan/blog/111017/glyphosate-saucisson-et-trump

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2596

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1945

http://menace-theoriste.fr/le-principe-de-precaution-la-prudence-nest-pas-une-fin-en-soi/

https://sciencetonnante.wordpress.com/2017/11/12/glyphosate-le-nouvel-amiante/

http://imposteurs.over-blog.com/2017/11/glyphosate-perturbateurs-endocriniens-nous-et-nos-enfants-allons-tous-trepasser-dans-d-atroces-souffrances-par-jerome-quirant.html

https://www.facebook.com/LeBunkerD/posts/1918506958414521

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/08/08/en-argentine-les-habitants-exposes-a-l-herbicide-se-plaignent-de-multiples-affections_1557289_3244.html

https://theierecosmique.com/2017/11/28/glyphosate-comment-en-est-on-arrive-la/

http://imposteurs.over-blog.com/2017/12/glyphosate-le-nouveau-ddt-par-jerome-quirant.html

http://seppi.over-blog.com/2017/12/osmobio-le-successeur-du-glyphosate-serait-la.vraiment.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

http://chevrepensante.fr/2017/12/09/glyphosate-un-echec-mediatique-analyse/

https://www.actu-environnement.com/media/pdf/news-25719-chiffres-pesticides-cours-eau.pdf

https://www.franceinter.fr/emissions/affaires-sensibles/affaires-sensibles-08-mars-2017

http://seppi.over-blog.com/2017/11/glyphosate-l-agricultural-health-study-a-enfin-parle-messieurs-du-circ-a-vous.html

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8 réflexions sur “Infoxication au glyphosate

  1. Il peut y avoir une autre raison aussi pour son interdiction que son effet nocif (ou pas justement) direct .En vous citant : « Comme c’est un herbicide total, les plantes cultivées doivent être rendues résistantes, et c’est souvent par modification du génome. »
    Donc le glyphosate poussent à l’utilisation d’OGM, et là donc l’autorisé c’est autorisé potentiellement les OGM non? (« souvent par modification du génome », qu’elles sont les alternatives à la modification du génome?)

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    1. Si je vous suis bien, une des raisons pour interdire le glyphosate serait l’ensemble des impacts négatifs des OGMs, dont l’usage est forcé par le dit herbicide ?
      Comme les autorités qui sont d’accord avec l’utilisation du glyphosate le sont aussi avec les OGMs, c’est plutôt un encouragement mutuel des deux utilisations qui a lieu.
      Quant aux impacts des OGMs, ça dépend de quoi on parle : à ce jour, il n’y a pas de quoi supposer sérieusement un effet quelconque des OGMs sur la santé des consommateurs.
      En revanche, les OGMs posent des problèmes à long terme sur la construction du modèle agricole. On transforme des plantes pour qu’elles résistent à des herbicides tout en laissant les « mauvaises herbes » mourir. Mais la sélection naturelle finit toujours par rendre résistantes ces mauvaises herbes. On ne fait que retarder le problème, que l’on résout par l’utilisation toujours plus massive d’herbicides (et de pesticides en général, le problème étant le même avec tout ce qui vit). Or des solutions existent pour se passer des OGM et de leurs pesticides associés.
      Les OGM bénéficient aussi au rendement, et localement à combler des carences. On peut se demander si le besoin d’un rendement tel qu’actuel existe, et des solutions de cultures mixtes existent pour combler les carences.

      Je ne ferai pas d’article sur les OGM, la question est beaucoup trop vaste et complexe, et des dizaines de très bons articles existent déjà à ce sujet.

      Pour finalement répondre aux alternatives à la modification du génome :
      J’aurais dû être précis et écrire « modification directe du génome ». En effet, les techniques de fabrication d’OGM sont plurielles, mais elles contiennent toujours une phase in vitro en laboratoire, avec une modification directe du génome.
      La sélection artificielle gérée par l’humain est aussi une modification du génome, mais in vivo, qui peut être très précise grâce au génie génétique.

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  2. Votre arguments sur la puissance des ONG et industries du Bio contre le glyphosate me parait assez faible car Monsanto et les industries de la chimie ont des capacités financières énormes pour développer leurs arguments.
    D’autre part je vous invite à prendre connaissance de cette étude indépendante et j’attends votre réponse;
    La moitié de tous les enfants seront autistes d’ici 2025, met en garde une chercheuse scientifique sénior du MIT
    Pourquoi? Des preuves démontrent la toxicité du glyphosate provenant de la sur-utilisation de l’herbicide Roundup
    http://vieincroyable.com/la-moitie-de-tous-les-enfants-seront-autistes-dici-2025-met-en-garde-une-chercheuse-scientifique-senior-du-mit/

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    1. Je crois que vous ne faites pas référence à la même chose que moi quant à l’influence des ONG et des lobbies bio. Je parle d’abord d’opinion publique car je pense, peut-être à tort n’y connaissant rien en sociologie, que les ONG « pro-environnement » et l’industrie du bio obtient plus facilement l’adhésion des gens que le reste de l’industrie alimentaire. L’étiquette bio fait vendre.
      Ensuite je parle de Séralini, un chercheur dont l’étude a été financé dans l’optique de promouvoir du bio.
      Sinon, je suis évidemment d’accord avec vous, l’agroalimentaire conventionnel a beaucoup plus d’influence auprès de ceux que nous appelons les décideurs par commodité intellectuelle.

      J’avoue que cet article sur l’autisme me laisse perplexe. C’est une suite d’effets de style et d’arguments fallacieux, excepté lors des trois lignes qui semblent enfin apporter une justification scientifique à tout ça : les bactéries intestinales dont la voie de biosynthèse du shikimate serait bloquée par le glyphosate.
      J’accorde le bénéfice du doute à cette assertion, cependant je n’ai pas réussi à trouver l’article original (le lien ne renvoie qu’à un site de bien-être naturel, ça fait pas très sérieux ^^).
      Je ne sais pas si les quantités de glyphosate ingérés par les humains sont en mesure de bloquer cette voie, ni même si cela suffirait à provoquer des problèmes, et si parmi ces problèmes figurerait l’autisme.
      L’article se concentre beaucoup sur des statistiques. Or on sait combien il est facile de trouver des corrélations.

      Je serai ravi de consulter d’autres sources si vous en disposez !

      Encore une fois j’insiste sur le fait que je ne défends pas l’utilisation du glyphosate, loin de là. Mais jusqu’à maintenant il me semble qu’on ne peut l’attaquer que sur un plan politique.

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  3. Vous pouvez aussi ajouter l’enquête du FBI suite aux Monsanto papers où on apprend que l’expert « indépendant » Christopher Portier intervenu auprès du CIRC pour classer le glyphosate « probablement cancérigène » a touché 160 000$ de la part de deux cabinet d’avocats en procès contre Monsanto. Bref la seule agence qui a classé le glyphosate comme cancérigène probable est la seule où il y a une enquête et comme aucun média n’en parle cela en dit long sur nos journalistes.

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